Live Report : Escape The Fate + Slaves + The World Over @ Trabendo, Paris - 18/02/2019

Published: March 18, 2019
C’était une date immanquable pour tous les nostalgiques de l’ère emo : le 18 février, Escape The Fate était de retour sur la scène du Trabendo de Paris pour une date toute particulière. Le groupe célèbre les 10 ans de la sortie de son album culte This War Is Ours et interprète donc l’intégralité de ce dernier ainsi que des titres plus récents pour ses fans français… Plus de détails dans la suite du post !



C’est la formation The World Over qui ouvre la soirée ; des inconnus au bataillon pour grand nombre de personnes présentes ce soir, mais la foule se laissera embarquer par l’énergie de la chanteuse, Tiaday Ball (la petite-fille du célèbre guitariste Ernie Ball). Alternant entre chant clair et scream, la frontwoman ne tient pas en place et semble bien décidée à se mettre le public dans la poche.



C’est presque gagné en ce qui nous concerne, à deux points près : le son n’est vraiment pas bon et nous empêche souvent d’entendre quoi que ce soit quand la chanteuse ne hurle pas,… Et l’autre mauvais point qui nous refroidit un peu, ce sont justement ses mimiques étranges quand elle screame (la langue tirée comme si un médecin lui examinait la gorge, faut dire que c’est un peu bizarre). Cela ne nous empêche pas de passer un bon moment en compagnie du groupe, formé à Los Angeles près de six ans auparavant.


Il est ensuite temps de passer le relais à Slaves. Quelques semaines plus tôt, Jonny Craig annonçait son départ du groupe… le jour même du début de la tournée en Grande-Bretagne. Heureusement, la formation avait anticipé et recruté un nouveau frontman en la personne du jeune Matt McAndrew, qui est en quelque sorte en « période d’essai » au sein du groupe. Finaliste de la saison 7 de « The Voice » aux Etats-Unis, il sait chanter, il interagit beaucoup avec le public, et la majeure partie de la salle se laisse séduire par son charisme un peu sage mais envoûtant.


Les musiciens semblent plus détendus sur scène ; c’est comme s’ils avaient réappris à aimer les tournées. Et même si certains regrettent le spectacle qu’offrait Jonny, nombreux sont les fans qui admettent que ce n’est pas vraiment une surprise que le groupe ait décidé de se séparer du chanteur, et que ce n’était pas forcément une mauvaise chose. Jonny Craig est groovy, talentueux, plutôt impressionnant sur scène, mais à quoi bon si c’est pour ne pas tenir plus de trente minutes de set ? A quoi bon si c’est pour pourrir l’ambiance d’un concert, d’une tournée ? On lui souhaite de prendre soin de lui et de trouver un bon équilibre, et seulement après ça, on sera heureux de le retrouver sur scène.

Mais ce 18 février, on a presque oublié Jonny Craig. Les morceaux s’enchaînent, et Matt assure. Le show est d’une qualité quasi-irréprochable, tout le monde y trouve plus ou moins son compte, et la salle semble conquise. Le chanteur se verra d’ailleurs offrir une rose en fin de set, peut-être en guise de « bienvenue », peut-être en guise de « merci », toujours est-il que quand la formation quitte la scène, elle a droit à des acclamations enthousiastes.

Alors que la folie Bohemian Rhapsody se calme peu à peu dans les médias, Escape The Fate en remet une couche : le tube emblématique de Queen résonne dans la salle, et tout le monde le reprend en chœur. C’est là que les musiciens d’ETF font leur apparition – une entrée en scène des plus étranges, d’ailleurs, attendant bien la fin de la chanson avant de commencer à jouer "We Won’t Back Down" (premier titre de l’opus This War Is Ours).



Bon, alors on va pas y aller par quatre chemins : ce show était un enchaînement de trucs bizarres, du début à la fin. L’arrivée du groupe sur scène en premier lieu, puis les messes basses entre les différents musiciens, les rires gênés… On se demande d’abord s’il y a un problème, peut-être au niveau des retours, mais ils ne semblent pas échanger avec les ingés son. Parfois, on aurait presque envie de se râcler la gorge et de lâcher un « Euh, on est là aussi hein ».


Les chansons s’enchaînent dans l’ordre de l’album, Thrasher fait son petit show habituel (quoi qu’il ne terminera pas torse nu ce soir-là), et le public semble se réveiller un peu plus sur des morceaux tels que "Ashley," "The Flood" ou encore "You Are So Beautiful". Le groupe enchaîne assez rapidement, Craig Mabbitt ne s’éternisant pas dans ses discours. Et quand il y a des pauses plus longues que d’autres, c’est surtout parce que les membres du groupe sont en train de discuter entre eux… On se répète, mais c’est vraimentparticulier.


A la fin des onze chansons de l’album This War Is Ours, le groupe quitte la scène. Le public ne tarde pas à le réclamer (l’enthousiasme est donc toujours au rendez-vous), et Escape The Fate revient pour un deuxième tour de piste, interprétant des morceaux plus récents, qui font plutôt l’unanimité dans la salle – il faut dire que les refrains sont catchy, les paroles assez faciles à retenir, qu’on aime ou pas ce n’est pas dur de se laisser entraîner par les fans qui nous entourent.
 


Après cette dernière salve de chansons (bon, on vous passe les détails parce que, sur scène, les choses ne s’arrangent pas et on dirait toujours encore que le groupe est en balances et non en train d’assurer un vrai show), les membres d’Escape The Fate restent sur scène alors que "We Are The Champions" de Queen vient résonner dans la salle. Encore une fois, tout le monde reprend les paroles en chœur, mais le choix de clôturer le concert de la sorte nous laisse un peu perplexe.



Malgré une multitude de moments étranges (voire parfois un peu gênants), les fans ont passé une soirée bien agréable et ressortent du Trabendo le sourire aux lèvres. Pour notre part, ce n’est pas le concert d’Escape The Fate que nous avons préféré, loin de là, et à notre plus grand regret. La promesse d’un flashback dix ans en arrière était alléchante, mais pas super convaincante – du moins pas ce soir-là. Un peu dommage, mais heureusement pour nous, nous avons pu nous rattraper sur une multitude d’autres concerts en ce début d’année !

 

Merci à Ninon et Alternative Live ! 

Texte : Laurie B.
Photos : Emma Forni


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